Quoi ?

Il est important d’aller à la rencontre des partenaires potentiels et de voir comment le projet des Foyers Ruraux peut s’articuler et s’enrichir.

La recherche de partenariat n’est pas exclusivement une recherche de moyens financiers. Elle est la construction d’objectifs partagés tout en gardant le fondement de nos valeurs.
Elle se différencie du :
– Parrainage/ sponsoring : soutien matériel ou financier en vue d’en retirer un avantage publicitaire
– Mécénat : soutien matériel ou financier sans contrepartie.

Les partenaires possibles :
– Les collectivités locales (mairies, conseils départementaux, régions)
– Les associations du territoire (qui partagent les mêmes valeurs)
– Les artistes dans une notion de compagnonnage
– CAF / MSA : selon la région, une attention particulière aux actions culturelles existe. Pensez à vous renseigner sur les programmes locaux.
– Les autres partenaires privés (entreprises, banques, fondations…) posent question quant à leurs propres intérêts. Il faut vérifier l’adéquation entre l’esprit et les valeurs défendues par le projet.

Pourquoi ?

Rôle dans le développement local
Les Foyers Ruraux développent leur action sur des territoires particuliers. Une action doit être appréhendée comme un élément dans un système global de développement. Les  acteurs de l’action comme les acteurs de ce territoire participent à ce développement. Ainsi, les collectivités territoriales et les élus, par exemple, ne peuvent être à la marge du projet mais doivent pouvoir y contribuer.

Coopération autour des actions culturelles
L’échange qui naît de ces rencontres permet de rappeler la posture d’éducation populaire de l’association en précisant le sens du partenariat. Un partenaire ne prend pas le pas sur un autre en fonction de son apport dans le projet. L’ensemble des partenaires participent aux choix. Un partenariat se définit par une position égalitaire entre les partenaires d’un projet. Il mène aussi à expliquer pourquoi les associations ne peuvent être mises en concurrence sur les sujets culturels [voir réflexion étape 5].

Réaliser un objectif commun
La coopération entre partenaires nécessite d’engager un travail sur la définition de l’objectif commun. Les partenaires ont « leur mot à dire » sur le projet et peuvent donc l’infléchir et l’enrichir de pistes auxquelles vous n’aviez pas pensé. Ce travail de recherche de partenaires permet ainsi de présenter et de débattre le projet associatif d’éducation populaire. Cette mise en débat, si elle est menée rigoureusement, permet de construire de véritables partenariats dont les finalités et modes d’action auront été fi nement et collectivement élaborés.

Comment ?

Ne pas tarder à prendre rendez-vous
Dans cette idée d’objectif commun, les acteurs du projet peuvent d’autant mieux convaincre de l’intérêt du partenariat si le projet n’est pas bouclé. Il faut donc très rapidement, au début de l’action, prendre rendez-vous avec les élus locaux et les autres partenaires potentiels. Commencer par les organismes les plus à même de soutenir le projet [repérés en étape 3 avec l’étude de l’environnement et en étape 5].

Préparer le rendez-vous
Avant la rencontre, il est nécessaire de :
– définir vos attentes,
– avoir un argumentaire court et précis sur le projet culturel mais aussi sur le projet associatif et la démarche d’éducation populaire : cette rencontre peut aussi avoir un aspect formatif auprès de votre interlocuteur,
– se donner des mots-clés qui définissent le projet et qui seront mémorisés
facilement,
– décider de la personne qui réalise le rendez-vous : pour négocier, par exemple des moyens financiers, le plus légitime sur ce registre est l’élu mandaté par son association pour négocier des moyens liés à des choix politiques. Cela est, parfois, à nuancer en fonction des territoires. L’idéal étant d’arriver à une construction conjointe politique et technique.

Rédiger un document de partenariat
– La rédaction d’un document formalisant le partenariat peut être proposée pour mettre en avant les objectifs communs visés. Il s’agit, d’une certaine manière, d’une reconnaissance du travail entrepris par l’association sur le territoire.
– Ce document permet aussi de clarifi er le statut des personnes physiques ou morales associées au projet et la forme du partenariat. Un partenaire peut être un financeur mais les deux registres (qui peuvent se traduire par des interlocuteurs différents) doivent être distingués. L’attente n’est pas la même selon le statut et l’engagement en tant que co-constructeur de l’action ou prestataire extérieur.

➜ Ressources

CNFR
• DVD « Amateurs, l’exigence de l’excellence ? », chapitre « Amateurs VS professionnels »et « Amateurs : l’humain en culture » : les questionnements sur l’accompagnement entre un
metteur en scène professionnel et des bénévoles. Une attention est à porter sur la relation de travail entre les partenaires et les bénévoles associatifs. Les bénévoles sont les garants
du sens de leur projet.
• La fédération du Nord et du Pas-de-Calais est une référence sur le montage des documents de partenariats.
• Voir le dispositif Paroles Partagées autour de la formation à la parole, par exemple avec les élus associatifs.

Autres
• RESACOOP (Réseau Rhône-Alpes d’appui à la coopération internationale), article « Le développement local » : http://www.resacoop.org/le-developpement-local (proposition d’une définition, complétée par une réflexion sur les exigences économiques et sociales)